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Il y a deux langues qui swinguent dans le monde, le breton et l’anglais

Avec Human-Kelt, qui sort le 26 octobre, Alan Stivell signe son vingt-cinquième album. Conçu comme un tour d’horizon de ses différentes influences, il y invite de nombreux musiciens, de la Malienne Fatoumata Diawara à l’Occitan Francis Cabrel en passant par le Ouessantin Yann Tiersen...

Bretons : Quel est le concept de ce nouvel album ?

Alan stivell : C’est une forme de tour d’horizon de ma carrière. Je fonctionne par mouvements. Le précédent album, Amzer, était plus dans la création, quelque chose de très zen. L’envie était là de faire quelque chose de plus chaleureux, de plus direct. J’arrive à mes tout derniers albums, c’est le vingt-cinquième. Je revendique un éclectisme affirmé, j’en suis fier. Je suis allé dans beaucoup de directions, ça peut perdre les gens. Parce qu’ils aiment avoir un cadre, mais moi, mon cadre, c’est le monde, il est rond et pas carré !

 

Le titre est Human-Kelt

Ce sont deux mots qui pourraient résumer ma vie. Cinquante-deux ans de carrière professionnelle, et plus encore si on remonte à mon enfance. Qu’est-ce qui les résume ? D’abord la celtitude, mon cheval de bataille. J’ai été formé par la musique classique, mais quand j’ai entendu de la musique celtique, la ressemblance avec des musiques indiennes, africaines m’a frappé. La musique celtique y ressemble plus qu’à Mozart ou à Édith Piaf. Ça m’a interpellé, déjà à l’âge de 10 ans.

 

Qu’est-ce qu’il y a de commun entre toutes ces musiques, qu’est-ce qui les relie ?

L’archaïsme de la musique celtique plonge ses racines dans la culture de ceux qui peuplaient ces pays avant même les Celtes, au néolithique et avant. J’étudie la culture celtique depuis soixante-cinq ans. Je vois qu’il y a des constantes. Quand un Bigouden brode aujourd’hui, il est influencé par des motifs que l’on retrouve à Gavrinis, qui datent du néolithique, du monde qui préparait le monde celtique. Il y a encore des points communs, des envies esthétiques.
On s’aperçoit qu’il y a des tendances communes entre l’art, la musique, la langue. Ces points communs, on les retrouve dès l’Antiquité. Se pencher là-dessus est hyper-important. Sinon, on est comme une feuille qui tombe d’un arbre, que le vent emporte. Nous, on revendique la Bretagne. Mais ça serait absurde si on maintient une Bretagne qui n’aurait plus rien de breton, ou une Celtie qui n’aurait rien de celtique.

 

(…) Retrouvez  l’intégralité de cet entretien dans le magazine Bretons n°146 d’octobre 2018

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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