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Le Peuple Breton, un outil de réflexion sur la Bretagne

Rédacteur en chef du magazine Le Peuple Breton, ce lorientais de 35 ans est également un militant engagé auprès de l’UDB, l’Union Démocratique Bretonne. Il revient pour nous sur les difficultés rencontrées par le mensuel qui exprime aussi une certaine vision de la bretagne…
Gaël Briand, Rédacteur en chef du mensuel Le Peuple Breton — Gwénaël Saliou - Bretons

BRETONS : Comment se porte Le Peuple bre­ton ? À la fin du dernier numéro, un petit édito met en avant les difficultés actuelles…

GAEL BRIAND : Ça fait longtemps que c’est difficile. De temps en temps, il faut le rappeler aux lec­teurs. Comme Le Peuple breton sort tous les mois, les lecteurs se disent que ça doit rouler. Nous avons notre petit succès, d’es­time, on va dire. Mais le problème, c’est la diffusion qui est de plus en plus difficile. Je commence à me dire qu’il n’y a pas besoin de censure puisque le marché s’en charge lui-même. Nous ne sommes pas connus, donc peu achetés et de moins en moins distribués. Comment se faire connaître quand on n’est pas dif­fusé ? C’est impossible, c’est le serpent qui se mord la queue. C’est aussi pour ça qu’on fait des appels réguliers à nos lecteurs et qu’on compte beaucoup sur eux.

(…)

 

Les partis politiques bretons sont très faibles. Débattre sur des idées politiques bretonnes au­jourd’hui, n’est-ce pas un peu inaudible ?
La preuve que non, la Bretagne, ça fonctionne. Simplement, entre la vision folklorique et consumé­riste et la version culturelle et celle du Peuple breton, il y a une grosse différence. On vit dans un monde complètement français et centralisé. Et nous, ce qu’on met en avant, c’est décider au pays, c’est ça qui compte. On a une vi­sion civique, qui peut être mal­heureusement perçue comme une vision ethnique.

 

Pourquoi, à votre avis ?
Parce qu’on est dans un État avec des institutions qui font que la di­versité ne peut pas s’exprimer de façon libre. Quand on est à l’UDB, on doit prouver à certains qu’on est de gauche et on doit prouver à d’autres qu’on est Bretons. Dans le milieu breton, on nous dit: “Vous pactisez avec l’ennemi”. Mais quel ennemi ? Pour moi, le monde ne se divise pas entre Bretons et Français et autres. Ce qui m’im­porte, c’est qu’on vive ensemble, et aussi qu’on reconnaisse les spé­cificités de la Bretagne, sa culture, sa langue, l’intégrité de son terri­toire, c’est important. Je suis au­tonomiste, mon adhésion à l’UDB ne vient pas uniquement du fait que c’est de gauche ou écolo ou breton, mais aussi parce qu’on veut relocaliser le pouvoir de décision.

(…)

 

Retrouvez l’intégralité de cet entretien dans le magazine Bretons n°163 d’avril 2020 !

 

 

 

 

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