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Michel Feltin-Palas lance une lettre d’information gratuite dédiée aux langues régionales.

Journaliste à L’Express, ancien responsable des suppléments régionaux de l’hebdomadaire, Michel Feltin-Palas a lancé une lettre d’information gratuite dédiée aux langues régionales. 2 000 abonnés reçoivent ainsi des nouvelles du breton, du basque ou de l’alsacien toutes les semaines...

Bretons : Comment vous est venue l’idée de cette lettre d’information ?

Michel Feltin-Palas : J’ai une assez bonne connaissance des langues régionales d’une part, et de la langue française d’autre part. Les deux sujets sont liés : on ne comprend pas le statut des langues régionales en France si on ne comprend pas le lien particulier qu’entretient la France avec notre langue nationale, qui est un peu déifiée.
À l’inverse, dans le monde, le français n’est pas la langue dominante. Cela m’amène à défendre le français contre l’anglais à l’échelle internationale et les langues régionales contre le français quand il est un peu trop envahissant sur le territoire national. Et cela, au nom de la même valeur qui est celle de la diversité culturelle. J’aime beaucoup l’anglais, mais j’aime aussi le roumain, le polonais, le provençal ou le breton. Toute langue qui disparaît est une perte culturelle, comme le serait la disparition d’une église, d’un château ou d’un paysage.
Il y a quelque temps, L’Express a cherché à développer des lettres d’information. Assez naturellement, j’en ai proposé une sur les langues du territoire français – je ne suis pas assez savant pour le faire sur toutes les langues du monde –, en m’appuyant sur les connaissances que j’avais pu accumuler.

Comment cette proposition de lettre d’information a-t-elle été reçue à L’Express ? Et comment sont perçues plus globalement ces questions de langues régionales ?

Je suis très critique vis-à-vis des médias parisiens mais laudateur envers L’Express qui a une sensibilité régionale assez forte depuis son origine. Il s’est toujours beaucoup intéressé aux régions. La preuve : on me laisse faire cette lettre. Mais globalement, dans les médias parisiens, on comprend à peine que je puisse m’intéresser à ces questions. Je connais bien les journalistes parisiens, j’en suis un. Nous avons beaucoup de qualités mais nous sommes aussi l’incarnation de cette bourgeoisie intellectuelle parisienne, condescendante à l’égard de la province d’une part, du peuple d’autre part. Mes collègues ont beau être cultivés, ils n’ont pour la plupart aucune connaissance sur les langues régionales. Ce qui ne les empêche pas de considérer qu’elles n’ont guère d’intérêt…

 

(…) Retrouvez l’intégralité de cet entretien dans le magazine Bretons n°147 de novembre 2018

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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