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Michel Salaün: “Mon boulot, c’est ma passion”

En 1927, un jeune ouvrier agricole de Collorec quitte le Centre-Bretagne pour les États-Unis. À son retour, au lieu d’acheter la ferme qu’il ambitionnait, Michel Salaün acquiert un autocar. C’est le début d’une saga familiale, la naissance d’une entreprise de transport que son petit-fils, également prénommé Michel, préside désormais. Il en a fait le sixième tour-opérateur français, employant 620 salariés et permettant à 215 000 clients de voyager à travers le monde...

Bretons : Vous êtes né ici ?

Michel salaün : Je suis né à Quimper. Je n’ai jamais voulu faire autre chose que reprendre l’entreprise familiale. Quand j’étais gamin, je savais que j’allais la reprendre, ça me passionnait.

Votre grand-père était toujours le dirigeant ?

Je suis né en 1961 et il est mort en 1964. Je l’ai très peu connu. Il tenait une entreprise de transport, café, épicerie, graines. Mes parents ont construit leur maison à 100 mètres. Quand on sortait, on tombait sur le garage. Dans l’entreprise familiale, il y avait douze cars, et pas de personnel de bureau. Mon père s’occupait aussi des devis et des factures. J’ai fait un bac D, à Saint-Louis à Châteaulin, et ensuite un DUT transport-logistique. Mais ce qui m’intéressait surtout, c’était de rouler, de faire des circuits en autocar.

Vos parents auraient aimé que vous poursuiviez vos études…

Oui. Au départ, je voulais faire une prépa pour intégrer Sup de Co. Mais quand j’ai vu que la plaisanterie durait cinq ans, je me suis dit que c’était trop long ! La plus mauvaise période que j’ai passée, c’était à l’école. Ça ne m’intéressait pas. C’était un mal nécessaire. J’ai eu mon bac avec mention, mais je ne m’épanouissais pas du tout parce que j’avais d’autres centres d’intérêt. Et sortir avec un diplôme de Sup de Co n’aurait pas changé grand-chose… Je ne pouvais pas conduire parce que je n’avais pas l’âge légal. Mais j’avais fait guide pendant les vacances pour les voyages qu’on organisait. J’ai également travaillé en Allemagne chez un constructeur d’autocars. Tout tournait autour du même sujet, il n’y avait que ça qui me passionnait !

Vous avez voulu développer l’organisation de voyages ?

Je me suis rendu compte qu’il y avait des compagnies de car qui proposaient des circuits clés en main. Plutôt que de louer un car avec chauffeur à une association, il y avait plus de valeur ajoutée et d’intérêt à proposer un circuit complet : réserver les hôtels, les restaurants, concevoir les circuits touristiques. Je me suis mis à faire des catalogues de voyages. Comme j’avais déjà pas mal voyagé, ça me passionnait… Je testais les hôtels, je démarchais les clients, je roulais avec eux ensuite… J’étais un artisan ! Ça a bien marché, mon père était content. On travaillait sept jours sur sept. Mais quand vous êtes passionné, vous ne voyez pas ça comme du travail. Mon boulot, c’est ma passion. Quand on roulait le dimanche, la nuit, c’était comme ça. Simplement, quand il y avait un repas de famille, on essayait d’être présents…

 

(…) Retrouvez la suite de cet entretien dans le magazine Bretons n°142 de mai 2018

BRETONS N°142 MAI 2018

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