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Mickaël Landreau : “C’est important d’avoir une identité”

Le Nantais est une grande figure du football français. International à onze reprises, il a été le gardien de but de Nantes, du PSG, de Lille et de Bastia. Il est aussi le recordman de matches joués en Ligue 1 avec 618 apparitions. À 38 ans, il est devenu cette année l’entraîneur du FC Lorient, avec qui il aimerait remonter en Ligue 1 dès cette année...

Bretons : Vous avez débuté le football à 6 ans, à Arthon-en-Retz, près de Pornic. C’est très tôt, non ?

Mickaël Landreau : C’est un contexte familial. Mon père a joué longtemps. Je suis le petit dernier d’une famille de quatre avec un grand frère, de douze ans mon aîné, qui jouait au foot. On a été bercé dedans. Le stade était à cent mètres. Mes parents faisaient beaucoup de bénévolat. Ils étaient très engagés au niveau de la commune. Ils s’occupaient du terrain de tennis, de la salle omnisports. C’est pour ça que j’ai fait du tennis et du foot.

Quand avez-vous eu envie de devenir gardien de but ?

J’adorais être sur le terrain. Mais je ressentais du mimétisme par rapport à mon frère qui était gardien de but, je l’imitais, je plongeais comme lui. J’ai joué comme gardien, même si je préférais être joueur.

C’est quand même curieux de devenir entraîneur quand on a été gardien de but. C’est l’endroit où on voit moins bien le jeu, finalement…

Non, on voit les choses de l’endroit où on est. C’est une position qui permet de bien voir ce qui se passe. Là, où on voit moins bien, ce sont quand même dans les angles du terrain. Nous, nous sommes dans la largeur. Quand on est gardien, on a aussi beaucoup plus de temps pour analyser que les joueurs. Eux sont plus concernés par la proximité du jeu, des partenaires et des adversaires.

À la fin de votre carrière, vous intégrez le staff du Paris FC. Vous êtes adjoint pendant un an. Et juste après, vous prenez le FC Lorient, c’est allé très vite, non ?

Je n’ai pas eu le sentiment d’aller trop vite. Si je ne m’étais pas senti prêt, je ne l’aurais pas fait. Je savais que je ne pouvais pas être entraîneur avant d’avoir les diplômes, je m’étais donné trois-quatre ans après la fin de ma carrière pour les passer, et ensuite voir s’il y avait des projets qui m’intéressaient.

À Lorient, vous avez huit joueurs bretons dans votre effectif. Il y en a sept à Brest et seulement deux ou trois à Rennes, Nantes et Guingamp. Est-ce une volonté de votre part ou le seul fait du hasard ?

Un club, ça doit véhiculer quelque chose, avoir une vie sociale, partager avec les gens. Un club, ça a une identité, une histoire. Je pense que c’est important d’avoir une identité. J’aime quand les gens vivent le projet. C’est un ensemble de choses qui font que là, il y a huit joueurs bretons. Il y a peut-être aussi des gens qui sont venus parce qu’il y avait à la fois un discours, une envie, un projet et que tout le monde s’y reconnaissait.

Alors, en tant qu’originaire de la Loire-Atlantique, vous êtes pour la réunification puisque vous avez joué pour l’équipe de Bretagne ?

(Hésitation)… Je me méfie des connotations. Nous, les joueurs de foot, sommes très médiatisés. Si on donne un sentiment, on nous catalogue. Franchement, je ne maîtrise pas assez la question. À partir du moment où on ne connaît pas complètement l’histoire, on ne saisit pas bien les enjeux, les opinions des uns, des autres. Je trouve qu’en général, on donne trop d’avis, trop de points de vue, sans en avoir les tenants et les aboutissants.

 

Retrouvez l’intégralité de cet entretien dans le magazine Bretons n°136 de novembre 2017 :

 

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