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Olivier Adam: “Je ne peux pas écrire sans la Bretagne”

À écouter Oliver Adam raconter sa vie, on se croirait dans un roman d’Olivier Adam. L’absence est là, les failles aussi. C’est une petite musique qui fait penser à Modiano. Un monde un peu flou, où les prénoms, les histoires et les lieux se répondent...

BRETONS: Votre dernier roman se passe sur la Côte d’Émeraude…

OLIVIER ADAM: Oui. Il s’agit du retour dans sa famille d’une adolescente, Léa, après de longs mois de disparition. Elle a été enlevée. Séquestrée. Maltraitée. Quand on la retrouve, qu’elle revient dans sa famille, c’est aussi le début d’une nouvelle épreuve. Comment se reconstruire, briser le silence, sortir la tête de l’eau ? C’est à Saint-Lunaire que ce roman m’est apparu…

Vous connaissez bien le coin ?

Quand j’habitais à Saint-Malo, j’y venais souvent. Et puis il y avait cette chanson d’Étienne Daho, Saint-Lunaire, dimanche matin. Depuis l’adolescence, j’avais une passion pour Daho, une fascination pour son côté rennais qui me semblait un peu mythique. Et puis je connaissais l’histoire de l’album, souvent racontée par Daho. L’enregistrement entre Rennes et Saint-Lunaire, les nuits à La Chaumière, les croissants sur la plage au petit matin… Tout ça a pris place dans ma tête à côté de cette chanson, comme un décor idéal.

Pourquoi être retourné vivre à Paris ?

Je me suis beaucoup posé la question. Nous avons vécu dix ans sur la Côte d’Émeraude. Mon fils y est né. Mais au bout de toutes ces années, j’avais bien donné dans le roman breton avec Des vents contraires, Les Lisières, etc. Est-ce qu’à un moment, je ne devais pas me reconnecter à la vie parisienne, essayer de réinjecter autre chose dans mon écriture, plus de gens, plus de rencontres ?
Aujourd’hui, ma fille de 16 ans est très heureuse à Paris. Pour mon fils, plus jeune, c’est un peu dur. Il trouve que les squares parisiens manquent cruellement de rochers, de crabes et de crevettes…

 

(…) Retrouvez l’intégralité de cet entretien dans le magazine Bretons n°146 d’octobre 2018

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La tête sous l’eau, Robert Laffont, 244 p., 16 €

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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