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Stéphanie Stoll, “Après 40 ans d’existence, Diwan doit encore se battre”

Elle n’a appris le breton que sur le tard, et mesure d’autant plus la chance qu’ont ses trois enfants et tous les autres scolarisés dans les écoles Diwan de pouvoir pratiquer cette langue en immersion. Présidente du réseau depuis 2015, Stéphanie Stoll parle avec passion de ce modèle éducatif qui a fait ses preuves depuis sa création en 1977 mais qui reste toujours confronté à des difficultés financières et à des préjugés tenaces...

Bretons : Que représente Diwan aujourd’hui et quel est son fonctionnement ?

Stéphanie Stoll : Diwan, c’est actuellement quarante-sept écoles maternelles et primaires, six collèges et un lycée qui a ouvert ses portes à Carhaix en 1994, pour un total de 4 318 élèves scolarisés en 2017. Nous avons un fonctionnement associatif, organisé en un réseau dont le siège est situé à Landerneau, avec un renouvellement du bureau tous les deux ans. Il s’occupe de la mise en place des enseignants dans les établissements selon les règles de mobilité établies par l’Éducation nationale et du soutien aux écoles dans la gestion du quotidien. C’est un fonctionnement à la fois très simple et… très complexe !

Le réseau n’est-il pas aujourd’hui installé et pérenne ?

Loin de là malheureusement, le plus gros problème étant financier. Diwan a un budget de fonctionnement de 4,6 millions, dont un peu moins de la moitié provient des subventions des collectivités. Certains jouent leur rôle, comme la Région et le Finistère. C’est moins le cas d’autres… Je pense notamment à l’Ille-et-Vilaine,
dont la contribution est moins que symbolique, et à la Loire-Atlantique, qui ne nous accorde plus aucune subvention depuis 2015. Pour nous, les conséquences sont terribles. Quant au reste du budget, il s’agit d’autofinancement lié à l’engagement des personnes du réseau. C’est démesuré ! Donc, la pérennité est clairement loin d’être acquise encore, et c’est désolant. On ne demande pourtant aucun privilège, juste les moyens de fonctionner et pas seulement de survivre sans savoir de quoi demain sera fait. Certaines écoles n’ont pas les moyens de réparer des trous dans la toiture. Au collège de ma fille à Plésidy, les enfants sont contraints de faire cours en manteau l’hiver car l’air passe à travers les murs. En 2018 en France, c’est intolérable. Le bâti du collège appartient à la commune, qui est trop petite pour faire les travaux nécessaires, et le département des Côtes-d’Armor refuse de s’engager…

(…) Retrouvez la suite de cet entretien dans le magazine Bretons n°142 de mai 2018.

BRETONS N°142 MAI 2018

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