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Sur les traces de son grand-oncle FFI

Elle ne connaissait qu’une photo de son grand-oncle mort en 1944 alors qu’il était résistant. Journaliste à France 24, Stéphanie Trouillard a enquêté pour savoir qui était ce jeune homme dont elle ne savait rien...

Bretons : Comment vous est venue l’idée d’écrire un livre sur votre grand-oncle ?

Stéphanie Trouillard : Je savais que le frère de mon grand-père était mort pendant la guerre. Je n’en connaissais pas les détails. Il y avait juste cette photo, ce portrait d’André que mon grand-père avait dans sa chambre. Et ça s’arrêtait juste à ça.

 

Finalement, c’est la petite histoire, celle de votre grand-oncle, qui croise la grande histoire, celle du maquis de Saint-Marcel… Et vous vous apercevez que celui qui a assassiné André est l’un des collaborateurs les plus connus de la région : Maurice Zeller. Mais qui était ce Maurice Zeller ?

Je ne voulais pas seulement retracer le parcours des “gentils” résistants, mais aussi comprendre comment des Français, qui collaboraient avec les Allemands, ont pu tuer d’autres Français. Maurice Zeller était à la tête de ce groupe. C’était un ancien officier de la Marine française qui a été renvoyé de l’armée en 1925 car il souffrait d’une addiction à l’opium. Il est ensuite devenu journaliste, c’était quelqu’un d’assez brillant. Puis, il a voulu réintégrer l’armée au début du conflit. L’armée a refusé, ça a été une cicatrice qui ne s’est jamais refermée. Et alors qu’il était à Erquy, car sa femme avait une maison de famille là-bas, il a été sauvé de la noyade par des soldats allemands. Il s’est sans doute senti redevable. Il s’est ensuite rapproché des Allemands, puis engagé dans la Légion volontaire française où, là, on lui a redonné un grade et un uniforme. Il s’est de nouveau senti investi d’une mission. Il est parti sur le front de l’Est, puis est rentré en France où il a pris la tête d’un bureau de recrutement de la LVF, et ensuite s’est retrouvé embauché par les services de renseignement allemands où il a été chargé de traquer les maquisards, d’abord dans les Côtes-du-Nord puis dans le Morbihan à partir de juin 1944, notamment ceux du maquis de Saint-Marcel.

 

(…) Retrouvez l’intégralité de cet entretien dans le magazine Bretons n°147 de novembre 2018

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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