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Un Menhir au milieu des grands

Dans son dernier ouvrage, paru il y a quelques semaines, le paléoanthropologue morbihannais Yves Coppens narre ses rencontres effectuées au cours de sa longue carrière avec les chefs d’état français et étrangers, mais aussi la reine d’Angleterre, l’empereur du Japon ou encore le pape François. Un objet mémoriel original qui permet de reconsidérer les grands de ce monde à hauteur d’hommes…
Yves Coppens, Paléoanthropologue — Emmanuel Pain - Bretons

Il existe bien des manières de raconter ses Mémoires, une fois qu’on a atteint l’âge de l’exercice. On peut choisir la forme chronologique la plus académique. On peut également préférer insister sur les oeuvres marquantes qu’on a accomplies et qui méritent qu’elles soient lues. Et puis, il y a la façon Yves Coppens, originale à souhait : rédi­ger ses souvenirs de rencontres avec les grands de ce monde, comme une sorte d’herbier princier où le paléoanthropologue breton de 85 ans classe par catégories les chefs d’État français puis étrangers croisés au cours de sa carrière, conti­nent par continent, mais aussi les rois et reines et même les papes. “Je me suis rendu compte en préparant ce livre que j’arrivais à un total de cin­quante : un bon chiffre qui méritait peut-être que j’en fasse quelque chose.” Yves Coppens a ainsi été en contact direct avec tous les présidents de la République française depuis Pompidou, mais également avec la reine d’Angleterre, les empe­reurs du Japon et d’Éthiopie, l’ancienne impéra­trice d’Iran, les papes Benoît XVI et François… Ce fut soit un bref échange, à l’occasion de céré­monies officielles, soit des moments moins pré­cipités et plus intimes, drôles parfois.

“J’ai la chance de pratiquer un métier qui fascine à peu près n’importe qui dans le monde, et cela n’exclut pas les hommes de pouvoir ni les prin­ces ou les reines”, constate Yves Coppens avec un certain amusement. “Il y a comme un inté­rêt naturel, presque enfantin, en chacun d’entre nous, à l’idée d’observer les restes de nos très lointains ancêtres. Dans ce jeu, je suis l’intermé­diaire, une sorte de récréation dans le tumulte de leur vie.” Face à des os humains fossilisés vieux de plusieurs millions d’années, les respon­sables de l’arme nucléaire comme la résidente de Buckingham Palace baissent la garde, yeux écarquillés et bouche entrouverte, tous rame­nés à la condition d’Homo sapiens. Égaux face à nos origines communes. “La paléoanthropo­logie est une école de l’humilité”, reconnaît l’un des maîtres de la discipline.

(…)

« Jacques Chirac était un personnage étonnant, c’est avec lui que j’ai le plus vu le contraste entre la stature d’homme de pouvoir et l’homme simple et ordinaire qui se cache parfois derrière le costume.»

Retrouver la suite de cet article dans le magazine Bretons n°163 d’avril 2020

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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