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Yann L’Hénoret : « Emmanuel Macron à trouvé mon documentaire très juste »

Caméra à l’épaule, Yann L’Hénoret, originaire de Plestin-les-Grèves, dans les Côtes-d’Armor, a suivi durant sept mois la campagne du candidat Macron. Son documentaire, Emmanuel Macron : les coulisses d’une victoire, diffusé sur TF1 dès le lendemain du second tour de la présidentielle, continue de susciter la curiosité...
Yann L'Hénoret — Emmanuel Pain - Bretons

Bretons : Emmanuel Macron : les coulisses d’une victoire est aujourd’hui dans le catalogue de Netflix. Le début d’une deuxième vie pour votre film ?
Yann L’hénoret : évidemment. Le documentaire bénéficie aujourd’hui d’une exposition internationale. Depuis que le film est disponible sur Netflix, je reçois des messages écrits dans des langues que je ne connais même pas. À l’étranger, cette campagne présidentielle a été très suivie. Bien plus que les précédentes. Les étrangers sont très curieux de connaître tout ce qui touche à Emmanuel Macron.

Vous avez passé sept mois à suivre la campagne du candidat d’En Marche !. Vous étiez le seul documentariste autorisé. Allez-vous désormais suivre Emmanuel Macron à l’Élysée ?
Pour l’instant, nous prenons notre temps. Je suis resté très proche de l’équipe d’Emmanuel Macron. J’ai suivi la première semaine de son quinquennat. Ça me semblait important d’avoir le premier Conseil des ministres, la cérémonie d’investiture, etc. Par ailleurs, il est assez difficile de lâcher cette équipe avec qui j’ai passé sept mois. Nous avions tous envie de poursuivre l’aventure quelques jours. Histoire, sans doute, de finir en douceur. Continuer de suivre Emmanuel Macron à l’élysée ? Pourquoi pas. Ce n’est pas impossible. Tout le monde est ouvert. Je ne suis pas pressé. Avec Macron et son équipe, tout se passe toujours très naturellement. Je n’ai jamais signé de contrat de confidentialité ou quoi que ce soit qui y ressemble. Tout s’est fait d’une poignée de main et d’un regard.

Le chef de l’État a-t-il vu votre film ?
Oui. Le soir même de la diffusion (le 8 mai sur TF1, ndlr), il m’envoyait un message pour me dire deux choses. Un : Le documentaire est très juste. Deux : J’assume tous mes propos. Ça me va très bien. C’est sans doute ce qu’il pouvait me dire de mieux.

À quel moment sentez-vous que vous avez misé sur le bon candidat ?
Un mois avant le premier tour, nous avons décidé de changer le titre. Mais il faut être honnête. Lorsque vous suivez un candidat, vous voulez qu’il gagne. Pour l’histoire que vous êtes en train de raconter – celle d’un novice en politique entouré quasiment exclusivement de jeunes et qui débute sa campagne avec 14 % d’intentions de vote –, c’est extraordinaire. D’autant que, rappelez-vous, il était loin d’être favori.

Travailler sur un sujet comme Emmanuel Macron, qui maîtrise à ce point les codes de l’image et de la communication, n’est-il pas problématique ?
Emmanuel Macron a eu beau être filmé pendant deux cents jours, il n’a jamais oublié la caméra. Il n’empêche. Mon but a toujours été d’approcher au plus près la vérité de cette campagne. Pour y parvenir, j’ai dû sortir le plus possible du champ de vision d’Emmanuel Macron. Dans le doc, il apparaît d’ailleurs très souvent de profil ou de dos. Car j’arrivais souvent derrière lui. Cette approche m’a permis d’obtenir des moments de vérité comme la séquence à Whirlpool (reprochant à son équipe de ne pas avoir bien monté le déplacement à Whirlpool-Amiens durant l’entre-deux-tours, Emmanuel Macron lâche : “Si vous écoutez les mecs de la sécurité, vous êtes comme Hollande. Vous êtes mort”, ndlr). Ces moments sonnent vrais.

 

Retrouvez la suite de cet entretien dans le magazine Bretons n°133 de juillet 2017.

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