Accueil » Actualités » Yves Coppens: “Ma passion pour l’archéologie est née dans ce pays”

Yves Coppens: “Ma passion pour l’archéologie est née dans ce pays”

Le plus célèbre paléoanthropologue français vient de faire paraître ses Mémoires. Dans Origines de l’homme, origines d’un homme, Yves Coppens raconte comment sa passion de la préhistoire est née lors de son enfance dans le Morbihan. Et comment, aujourd’hui encore, il la poursuit, notamment via son travail pour l’inscription des mégalithes du département au patrimoine mondial de l’humanité...

BRETONS : Vous racontez que c’est en Bretagne que vous êtes atteint par vos deux “maladies” infantiles : l’exotite, le goût pour l’ailleurs, et l’archéologite, la passion de l’archéologie ?

YVES COPPENS : Sûrement, oui. Je suis né en 1934. J’ai vécu toute mon enfance en Bretagne, sauf un petit séjour à Paris pour des raisons familiales. Quand je cherche l’origine de mes passions, bien sûr, je ne trouve pas. Mais ce que je peux dire, c’est que j’ai été attiré très vite par l’ailleurs. Dans ma famille, il y avait un cousin, Yves Denis, qui me fascinait parce qu’il travaillait au Cameroun. Pour moi, c’était le rêve.
Dans ma famille maternelle, il y avait aussi beaucoup de marins. Je les voyais partir… Sans parler des drames, on ne se rend pas compte de ça, le nombre de morts en mer était considérable ! J’avais une tante, tante Olive, qui était veuve de marin. Mes petites cousines Guher, d’Auray, ont perdu leur père, que j’avais bien connu, en mer.
J’avais des cousins qui s’étaient fixés ailleurs. Mon cousin Louis revenait à La Trinité-sur-Mer tous les étés, mais il habitait le Maroc. J’avais plein d’horizons, de bruine qui venaient d’ailleurs. L’exotite était bien installée.
Quant à l’archéologite… À La Trinité-sur-Mer, ma famille avait une maison et il suffisait de traverser la route pour accéder à un champ, avec un dolmen en haut. Je l’ai fréquenté avant même de savoir que c’était un dolmen, une sépulture du néolithique… C’est une ambiance, un paysage. Par ailleurs, mon père était né en 1910 et a été mobilisé pendant la guerre. Il était revenu pour une permission avec des fossiles qu’il avait rapportés des Ardennes. Il les avait ramassés dans une tranchée sans doute… J’étais fasciné.

Très tôt, vous vous intéressez à l’archéologie. Et, dès vos 10 ans, vous êtes intégré à la Société polymathique du Morbihan ?

C’est un coup de chance. J’étais fasciné par l’archéologie. C’est né dans ce pays et ça s’est épanoui dans ce pays. Un ami de mon grand-père, Joseph Bouix, était membre de la Polymathique. Il avait été frappé par mon intérêt pour l’archéologie. Il m’avait emmené dans le château qui est toujours le siège de la Société polymathique du Morbihan. Il y avait des bureaux, une grande bibliothèque, une salle de réunion, un musée de sciences naturelles et un musée d’archéologie. Le musée de sciences nat’ m’intéressait un peu, celui d’archéologie me fascinait. J’y ai passé des heures et des heures.

(…) Retrouvez l’intégralité de cet entretien dans le magazine Bretons n°141 d’avril 2018.

 

 

 

 

 

 

Et découvrez vite nos offres d’abonnements !

 

 

 

 

 

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous devez utiliser ces tags HTML et attributs:

<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>