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La Bretagne fait sauter la banque !

Le président du Crédit Mutuel Arkéa Jean-Pierre Denis revient pour Bretons sur les raisons qui mènent son groupe à reprendre son indépendance vis-à-vis de la Confédération nationale du Crédit Mutuel. Un combat qui n’est pas anodin pour une banque à l’ancrage breton profond...

Bretons : Pourquoi Arkéa souhaite se détacher du Crédit Mutuel ?

Jean-Pierre Denis : La raison principale est que le Crédit Mutuel souhaite aujourd’hui se centraliser, dans le cadre d’un ensemble de choix, de réformes statutaires entreprises depuis quelques années. Nous sommes à un moment clé où il existe une menace directe sur l’autonomie du groupe Arkéa. L’autonomie dont notre groupe a toujours bénéficié repose sur une idée simple : la capacité de concevoir et de fabriquer de la banque, de l’assurance, à partir de notre territoire, la Bretagne. C’est un cas de figure unique en France. Il n’y a pas d’autre exemple en France de banque de cette dimension ayant maintenu ses centres de décision, de conception et de fabrication de produits bancaires en dehors de Paris.

Vous êtes la seule banque dont le siège n’est pas à Paris ?

Oui, Arkéa est la seule banque en France à avoir tous ses centres de décision en région. Nous incarnons d’une certaine façon le modèle économique breton qui repose sur deux principes : “on décide et on produit sur place” ; “on exporte et on valorise nos savoir-faire au-delà des frontières régionales”. C’est un élément clé de l’identité qui renvoie à l’histoire du groupe. Toutes nos “usines”, dans le domaine de l’assurance-
vie, de la gestion d’actifs, de l’assurance des biens et des personnes…, renvoient à des activités exercées par nos filiales, que nous détenons à 100 % et qui ont la caractéristique d’être situées sur le territoire breton. Le groupe dispose aussi d’un système d’information qui lui est propre, avec des équipes dédiées. C’est le pivot de toute la vie de l’entreprise : dans une banque, maîtriser le système d’information, c’est un élément clé pour préserver son indépendance.
Enfin, nous avons un accès direct aux marchés financiers, pour nous refinancer. Le groupe a, ici à Brest, une salle des marchés qui a deux caractéristiques par rapport aux autres : elle a une vue sur mer et elle n’a pas d’activités de marché spéculatives.

(…)

Retrouvez la suite de cet entretien dans le magazine Bretons n°143 de juin 2018

 

 

 

 

 

 

 

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